J’ai eu la chance la semaine dernière de croiser un (tout) petit bout de l’équipe de Paypal au Web09 et j’ai fait la connaissance de leur nouvelle affiche : Paypal X (j’ai raté l’occasion de revenir avec un t-shirt… pfff, zut flute !).
Non, ce n’est pas un nouveau système qui permet de monétiser les sites de fesses mais un site réservé aux développeurs utilisant Paypal (un peu comme ce billet
). Les nouvelles possibilités sont énormes (si si, vraiment, comparez ça à SIPS histoire de rigoler), parcourez ces quelques fonctionnalités et ne me dites pas que ça ne vous donne pas plein d’idées.

Notez que certains services ne sont pas forcément tout neufs, mais leur utilisation a été facilitée par de nouvelles API.
Première nouveauté : le paiement façon iTunes.
Pour ce faire il vous suffira d’enregistrer votre carte de crédit une bonne fois pour toutes et confirmer vos achats suivants en saisissant un simple code PIN. Cette application sera très pratique pour les achats de services sur les netTV et les téléphones portables où la saisie de ses informations bancaires et franchement rébarbative (et en avant les achats impulsifs !).
Seconde nouveauté : la possibilité de payer plus tard (via la structure BillMeLater rachetée par eBay en 2008).
Bon, pour les marchands ça peut être séduisant (pour l’achat impulsif encore une fois, ça peut faire un malheur), mais il est peu probable que ce soit disponible en France avant un petit moment (vous confirmez ?) pour la simple raison que des identifiants très américains sont demandés pour finaliser la commande et que l’internaute souscrit ni plus ni moins à un crédit (et en France les organismes de crédit sont un peu encadrés).
Troisième outil de l’API extrêmement pratique : le paiement distribué (ou Chained Payments).
Cette méthode va permettre la mise en place rapide de petits services de revente packagée (je vous vends un logiciel de la société X et un service de backup de la société Y en un seul produit) ou la création de boutiques vendant des produits issus d’autres sites (Fnac, Amazon… pourvu que ces derniers proposent un paiement via Paypal) avec un seul panier.
Le tout pourra être greffé à un système d’affiliation pourquoi pas, l’idée étant que l’intermédiaire R Rouge (ci-dessous) se prenne une petite commission au passage.

Quatrième outil : le paiement en parallèle (ou Parallel Payments)
Le paiement en parallèle est sensiblement basé sur le même modèle que celui pré-cité à la différence que l’argent est immédiatement reversé. On peut alors imaginer un site aidant des associations caritatives à récolter des fonds et qui demande à l’internaute comment il souhaite répartir son don (100 euros donnés, 30 euros pour AIDES, 35 euros pour ActionContrelaFaim, 35 euros pour Médecins du Monde par exemple).
Notez que ces deux derniers peuvent s’enchainer. Vous pouvez aussi développer un système qui redistribue sur d’autres comptes ce que vous recevez… Ouais, une vraie mécanique de blanchiment d’argent à première vue, mais ça reste lié à un compte bancaire, donc calmez vos ardeurs
Paypal garde à mes yeux une vraie longueur d’avance. Cet acteur purement web montre une dynamique bien loin de celle des SSII associées au paiement en ligne et pour lesquelles des procédures lourdes et compliquées sont nécessaires pour la moindre petite évolution. Tant que ces dernières resteront aussi statiques (depuis combien de temps la société ATOS dort-elle sur ces lauriers sans innovation aucune ?), Paypal pourra continuer à s’amuser à innover… et peut être un jour arriverons-nous à cette petite vidéo d’anticipation ?